La casa, de Vitor Hussendt.

C’est un album bien intéressant que nous propose Victor Hussendt pour ce qui semble être sa première publication. La Casa, la maison, le cadre… les cadres, aux cours desquels se déroule toute bande dessinée. Ici, ce que cherche l’auteur, c’est à sortir du cadre, à le malmener, à en faire un élément de la narration et non plus ce qui circonscrit et permet la narration. Tout l’album est donc une sorte de déclinaison des possibilités de contourner, de faire avec le cadre et non plus à l’intérieur du cadre. Il y a un aspect poétique dans ce qui fait penser aux 99 narrations de Queneaudans ses Exercices de style.
Ce que je regrette, outre le fait que ces déclinaisons ne comportent pas d’évolution prenant sens, c’est que le cadre reste. Il ne disparaît jamais complètement. Je mets en lien l’album avec des propos de Clarice Lispector – autre lecture du moment, cette fabuleuse auteure brésilienne dont les écrits restent stupéfiants: « Il est parfaitement acceptable de rendre les choses attirantes, à part le danger qu’un tableau soit un tableau parce qu’il a un cadre… Dans mon écriture, je dois faire sans. L’expérience en valait la peine, fût-ce seulement pour la personne qui écrivait ».
Nous suivrons avec intérêt les prochaines publications de Hussendt, hors cadre, ou prenant une autre direction tout aussi poétique, amusante et réflexive.

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