Les animaux de la jungle, de Trenet à Fersen en passant par Dalida.

La musique pose-t-elle chez vous quelques problèmes diplomatiques ? Êtes-vous épuisé de négocier avec vos marmots pour faire taire un moment tel ou tel de leurs irritants disques qu’ils pourraient bien ne jamais se lasser d’écouter ? Eh bien, il y a peut-être des solutions. Par exemple, pénétrer avec eux, armé à l’occasion d’un livre joliment illustré, dans cette joyeuse jungle, gentiment délirante, esquissée par une dizaine de chanteurs français :

On lâche des animaux

Des lions et des rhino

céros qui ont l’air féroces comme tout

Mais sont doux comme des toutous,

Chante aimablement Trenet.

Je me plierai à vos coutumes

Si vous acceptez mon volume,

répond un bébé éléphant égaré chanté ailleurs par Dick Annegarn ; avant que n’arrive le Petit Eléphant Twist chanté par Dalida. Où est mon zèbre ? demande en passant Mireille Darc.

Suite à quoi un moucheron du bestiaire cocasse marmonné nonchalamment par Thomas Fersen arrive au comptoir,

Vêtu d’un complet marron

Avec des ailes sur le tronc

Et une mèche sur le front

pour ne faire qu’une bouchée d’un lion qui rêvassait là et se met à jouer les gros bras. Participent également à la fête Reggiani, Duteil, Pow Wow, Gérard Genty. À votre grand ébahissement, vous deviendrez un fana du Vieux crocodile chanté par Henri Salvador et la paix entrera chez vous (en même temps que la joie). D’ailleurs, même plus besoin des enfants pour écouter tout ça.

Les animaux de la jungle, disque-livre édité chez Gallimard (2005).

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Des mots. Ou pas.

Non, pas pour la mémoire des ordinateurs, mais pour celle qui fait naître l’écriture, Avishai Cohen Trio nous donne un magnifique Remembering. Et puis, si vous voulez, No Words. Mais ne résistez pas à Chutzpan, pour l’énergie des mots aux sens mystérieux.