Les vivants et les ombres, de Diane Meur.

Écrit par une auteure belge, jeune mais déjà expérimentée, le récit, par une maison, de l’histoire de ses habitants se déroule sur plusieurs générations, au 19e siècle essentiellement, aux confins de l’Empire austro-hongrois où se réveillent les nationalismes. Très fiable sur le plan historique, la narration par la maison ancre dans la génération l’évocation de cette famille chamboulée par les énormes changements politiques et sociaux, économiques aussi, de cette période en Europe. La maison est particulièrement proche du destin saisissant des femmes de cette famille. Cerise sur le gâteau, l’Amérique finale qui permet de comprendre encore quelque chose de plus à propos de l’Europe. (2007)

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Le Médecin Personnel du Roi, Per Olov Enquist.

Per Olov Enquist s’attarde longuement sur des épisodes clés de l’histoire, qu’il analyse et complète par la fiction. C’est ici le « règne de Struensee », ce médecin d’origine allemande, qui de médecin personnel du roi du Danemark Christian VII, devient son conseiller politique, puis le dirigeant politique amenant en quelques mois des réformes radicales inspirées des réformes, puis l’amant de la reine. On entrevoit la lutte que les Lumières ont entrepris auprès des puissants, les débats et les conflits, l’aversion des deux camps, piétiste et des Lumières, l’un pour l’autre. Enquist a déjà mieux écrit (L’extradition des Baltes), son texte est lourd et pompeux, mais l’épisode est historiquement très intéressant et sert à poser les bonnes questions sur la manière dont les idées des Lumières ont pu être appliquées à la réalité.