Les ours n’ont pas de problème de parking, de Nicolas Ancion.

La plume de Nicolas Ancion est bien acérée, non pas qu’elle manque de tendresse, bien au contraire, mais elle a particulièrement de ressort et l’art du récit, du drama, est extraordinairement maîtrisé,  – ses temps et ses voix multiples, ses rythmes –, dans les textes courts qui constituent l’ensemble de nouvelles Les ours n’ont pas de problèmes de parking.

L’auteur belge, dont les nouvelles, pièces de théâtre, romans et poésies sont déjà largement publiées, nous fait entrer dans un univers tout à fait singulier, où le merveilleux et le réel, la tendresse et la dureté composent ensemble pour des textes fondamentalement poétiques, que l’on entend. Quelle réjouissance! Quel art de la drôlerie subtile, du cocasse sobre mais endiablé!

Précipitez-vous pour ce joli cadeau. Ce livre tombe tellement bien (sur moi) au moment où arrive l’automne. Après cela, haha… on fait des rêves détonnants. Plus question de dépression saisonnière!

Tout marchait comme sur des patins à roulettes.

Nicolas Ancion, Les ours n’ont pas de problème de parking, Publienet, 2012.

Chez Publienet

Les autres publications de Nicolas Ancion

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Les vivants et les ombres, de Diane Meur.

Écrit par une auteure belge, jeune mais déjà expérimentée, le récit, par une maison, de l’histoire de ses habitants se déroule sur plusieurs générations, au 19e siècle essentiellement, aux confins de l’Empire austro-hongrois où se réveillent les nationalismes. Très fiable sur le plan historique, la narration par la maison ancre dans la génération l’évocation de cette famille chamboulée par les énormes changements politiques et sociaux, économiques aussi, de cette période en Europe. La maison est particulièrement proche du destin saisissant des femmes de cette famille. Cerise sur le gâteau, l’Amérique finale qui permet de comprendre encore quelque chose de plus à propos de l’Europe. (2007)