La Scierie, de Daniel Odija.

De plus en plus de romans parlent de l’Europe orientale contemporaine sans plus en évoquer ni le passé soviétique ni sa fin… Odija avait 15 ans dans la Pologne de 1989, qui fut dynamique dans la lutte contre la Russie soviétique. Mais dans son roman, il s’agit du présent, sans cet incessant rapport au passé que l’on a lu tant et plus, lorsque la censure fut levée. Le présent, les vies grossières et d’une pauvreté terrible – affective, matérielle, culturelle – d’une paysannerie en décomposition, sans action, se réfugiant dans l’alcool. Aucun horizon, des désirs qui ne se rencontrent jamais, plus d’énergie pour une vie absurde. Les pauvres en Europe, qui restent dans le grand nulle part.

Publicités