L’oratorio de Noël, de Göran Tunström.

C’est un récit, avec de rares beautés de plume, mais le récit est fascinant. Comment le projet de Solveig, de chanter L’oratorio de Bach, elle qui meurt d’un accident horrible, se transmet même au travers de la peine, de la folie, à travers plusieurs générations… Comment agit la transmission, de l’amour, du désir, de la compétence, ainsi renforcés? Quel beau contact avec la littérature suédoise…

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Le Médecin Personnel du Roi, Per Olov Enquist.

Per Olov Enquist s’attarde longuement sur des épisodes clés de l’histoire, qu’il analyse et complète par la fiction. C’est ici le « règne de Struensee », ce médecin d’origine allemande, qui de médecin personnel du roi du Danemark Christian VII, devient son conseiller politique, puis le dirigeant politique amenant en quelques mois des réformes radicales inspirées des réformes, puis l’amant de la reine. On entrevoit la lutte que les Lumières ont entrepris auprès des puissants, les débats et les conflits, l’aversion des deux camps, piétiste et des Lumières, l’un pour l’autre. Enquist a déjà mieux écrit (L’extradition des Baltes), son texte est lourd et pompeux, mais l’épisode est historiquement très intéressant et sert à poser les bonnes questions sur la manière dont les idées des Lumières ont pu être appliquées à la réalité.