La Belle de Joza, de Kveta Legátová.

Bref et fort, le texte pourrait avoir été écrit n’importe quand entre 1945 et aujourd’hui – il est publié à Prague en 2002. Il est l’oeuvre d’une auteure de plus de 80 ans, découverte voici peu, qui évoque ici sur le ton sobre et presque coléreux d’une jeune femme médecin durant la guerre, sa retraite forcée dans les montagnes de Moravie qui fut, plutôt qu’une parenthèse, une révolution dans son existence. Le lien qu’elle a avec l’idiot du village auquel elle se maria. Les montagnes, la rudesse, la guerre qui vient jusque là et détruit. Autant de prétextes pour décrire et comprendre l’humain. L’écriture (ou la traduction?) manque de musicalité, rythme saccadé et phonie médiocre, j’aurais voulu que ce beau texte soit plus poétique. De la poésie, il garde cependant l’indicible énoncé allié à un mystère non élucidé.

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