Mendelsohn est sur le toit, de Jirí Weil.

Un bon livre, de la part d’un des acteurs de la résistance et d’une victime du génocide des juifs, sur les aspects quotidiens de la guerre et du génocide, du point de vue nazi comme de celui des résistants. Focus sur l’assassinat de Heydrich à Prague en mai 1942 et sur le massacre de deux villages tchèques en représailles. Mais également beaucoup d’humour, de drôlerie – ce n’est pas le ton des Bienveillantes. (1960)

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Les Palabreurs, de Bohumil Hrabal.

Baroque, touffue, cocasse, tendre, le texte de ces nouvelles… Il y a Bambini di Praga 1947, un petit roman, pour suivre une joyeuse bande d’escrocs aux assurances du fin fond de la Slovénie, décrite comme un finistère presque barbare, jusque dans un asile d’aliénés, ou plutôt sur la branche d’un des arbres du parc de l’asile, un verre à la main… Il y a Romance, une sobre histoire d’amour entre un Tchèque et une Tsigane, car la tradition littéraire pragoise, fantastique, grotesque, que reprend Hrabal consiste aussi à se libérer, à se départir des formalités habituelles… Il y a La leçon de conduite, fabuleuse heure d’apprentissage de la moto, qui a inspiré voici quelques années au Polonais Pawel Huelle son joyeux roman Mercedes-Benz. Hrabal comme toujours, une écriture réjouissante, euphorique, colorée, du Chagall en texte.